Il me pèse ce message, je le repousse depuis que je sais que … c’est fini. A l’heure où je l’écris je suis à Poitiers dans la maison familiale celle que je montrais en photo à mes hôtes d’un soir. C’est un retour bien prématuré pour raison de santé. Je vous laisserais aller chercher dans un dictionnaire médicale ou sur wikipedia pour les moins équipés à la rubrique « Hernie » celle avec l’option « inguinale ». Plus question de marcher ni de faire du vélo, et pas question de se faire opérer sur place. En quelques jours il a fallu envisager, préparer, et exécuter le retour.
Je ne verrai pas la brousse verdir, je ne goûterai pas les fruits qui n’étaient pas mur, je retournerai pas au village de Fada, je ne verrai ni le marché de Niamey, ni les forêt béninoise, ni l’Ouémé, ni les palais d’Abomey… C’est fini. Plus de vie au jour le jour, plus de surprises africaine et plus de longues heures de solitudes rythmés par l’effort.
S’il met arrivé d’en avoir marre, jamais je n’ai voulu m’arrêté avant la fin. La fin que j’avais rêvé au bord de l’Atlantique à Cotonou un soir d’aout…
Il y aura d’autres voyages, ailleurs. Ce voyage la est fini.
En ce qui concerne ma santé, je me fais opérer mercredi prochain (le 18). Le médecin à aussi détecter la présence d’un germes dans mes intestins, un dernier souvenir d’Afrique. Je vous tiendrais au courant de l’évolution de tout cela, ça vous fera certainement moins rêver et vous m’en voyez désolé.