La Mangue

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Croquez dans cette belle mangue

et elle vous parlera dans sa langue

d’une Afrique idéale

au parfum frais et suave

les yeux dans les papilles se poseront sur un paradi sucré

oú coule le jus savoureux d’un avenir radieux.

La mangue prouve que ce continent peut être esquis

mais attention prenez garde il y a aussi des fruits pourris…

Ouagadougou, une étape de plus

Dakar - Bamako… maintenant Ouagadougou vient alonger la liste des capitales reliées entre elles par le chemin que je méne depusi trois mois. Trois mois !!! ça commence à faire, non ? Je dois avouer que le jour où j’ai inscrit « 90ème jour » dans mon carnet ça m’a fait bizare, un peu comme un coup de vieux. Et puis dans la semaine d’aprés, celle où (comme par hazar) t’es malade et fatigué, tu trouves le temps long et tu te dis : « Ça va les conneries maintenant peut-être que tu serais mieux à la maison prés de ceux qui te manques dans un confort que désormais tu saura apprecier ». Finalement la semaine suivante les jambes sont revenues et le morale aussi alors on peut bien pousser l’experience pour encore quelques mois.

1900 et quelques kilométres… à pied et aussi un peut à vélo. Ces dernier jours j’ai eu quelques occasions d’emprunter des vélos et de parcourir quelques dizaines de kilométres en compagnie de jeunes qui n’avaient rien de mieux à faire, puisque la saison des cultures n’a pas commencé. Ça leurs permet de faire autre chose que… rien et parfois d’aller dans les villages voisins oú ils ont jamais mis les pieds. Et puis moi ça me permet d’avoir des interprétres pour demander la routes sans faire de grands gestes pour me faire comprendre et d’expérimenter les joies du vélo de brousse. Vu que je continu le voyage en vélo (quitte à revenir à la marche plus tard), j’ai pu constater quelles difficultés auxquelles j’aurais à faire et je peux profiter de Ouaga pour m’en prévenir.

Je me suis donc remis du passage physiquement difficile de Dédougou en chemin. Peu à peu la forêt s’étilole laissant place à quelques zones un peu buissonneuses entre les cultures. Le relief est au plat, mais parfois une colline à l’allure de terile de gravier rouge un peu raide vient titiller les mollets. Le régime est toujours au tô dans toute sa variété qui reste trés limité et dont les différences gustative éxiges un palais exercé pour être détécté. Certain te diront que le meilleur est celui de maïs blanc, d’autres celui de miles rouges, en ce qui me concerne je compte surtout la sauce pour donner du goût à cette gèlatine de céréale, mais la sauce… c’est une autre histoire. 

Hier, avant d’arriver à Ouaga, j’ai eu droit à ma première pluies d’hivernage. On, Jean-Batiste (le jeunes qui m’accompagnait) et moi, roulait donc sur une de ces pistes rouges en latérite quand au loin un nuage d’un noir profond barrait le ciel et ce dirigeait vers nous. Peu aprés il était sur nous, à son pieds un formidable nuage de poussière ocre tourbillonnant. En quelques secondes, on s’est retrouvé dans la pénombre, la poussiére et un vent en rafale puissante. Direction un abrit. Un paysant nous acceuil dans sa case de terre couverte d’une tôle ondulée et dans les minutes qui suivirent la poussières fit place à de violentes trombes d’eau qui s’abattaient avec fracas sur la toiture dans un vacarme assourdissant. Deux heure et demis plus tard, la pluie avait faiblie et le vent était tombé, nous repartions. C’est dans les derniers kilométres de pistes avant Ouaga que j’ai découvert le sens de « route inpraticable » qui était alors pour moi qu’une légende : un chemin coupé par des flaques immenses et des torrents et le tout d’une eau boueuse. La profondeur créant la surprise à chaques instant, on ce retrouve sans peine de l’eau jusqu’au genoux dans les flaques les plus sournoises. Parfois il faut plus simplement descendre du vélo, enlever ses chaussures, relever sont pantalon et passer dans l’eau froides à tatons pour ne pas marcher violement sur une pierre trop pointue. Le courant crée une sensation de vertige, la même qu’on ressent au bord de la mer quand la vague fuit à ses pieds, ce qui rajoute au caractére « galére » de l’épisode. Je ne peux alors retenir un rire signifiant : « Yahou ! Trop bien, c’est n’importe quoi !!! » Et forcement ce blanc les pieds dans l’eau à côté de son vélo en train de se gausser intrigue beaucoup les burkinabais qui attendent de passer. Le soir, de nuit, je suis arrivée chez Gaëlle, Jan et leurs enfants Salomé et Ivan, deux amis européens expatriés ici pour le travail, plein de boue et sentant l’humidité. Ils n’ont pas pris peur et m’on accueilli merveilleusement dans un confort dont je n’osait plus rêver tant il était illusoire dans la brousse. La douche chaude eu l’effet de celles que l’on prend aprés un camp scout particuliérement pluvieux ou aprés une succession de nuits de charette, elle lave le corp jusqu’au cerveau et détend tout les muscles promettant une nuit de sommeil profondes et riche en aventures.

 Je vais donc rester un peu dans la capitale bukinabaise, refaire les batteries et préparer un départ à vélo. De marcheur je deviendrais rouleur, une conversion dont j’aurais le plaisir de vous expliquer les raisons dans un autres articles.

Premiers pas au Burkina jusqu’à Dédougou

Fini la Mali, me voici au Burkina Faso (prononcer bourkina en roulant le « r »). Le pays de mon premier contacte avec l’Afrique il y a sept ans déjà. J’y ai retrouvé la bienveillance et l’enthousiasme burkinabai avec plaisir. Le changement d’ambiance change réellement dès le passage de la frontière, c’est impressionnant. Ici les enfants ne me fuient pas il viennent me dire « bonjour ». Les paysages sont identiques, ce sont des forêts claires dans lesquelles ont trouve régulièrement des zones de cultures. Les activités rurales se répartissent entre cueillette du néré et de feuille de baobab (pour la sauce gluante qui accompagne le ) pour les femmes, les hommes « nettoient » les champs en vue de la saison des pluies, « l’hivernage », qui se fait toute proches (une dizaines de jour). Dans les villages on réenduit les case pour qu’elles tiennent à la violence des trombes qui vont bientôt s’abattre.
De mon côté j’ai atteint les 1600 et quelques kilometre et  mon arrivée à Dédougou fut des plus laborieuses. En effet la proximité de la saison des pluies signifie sommet de chaleur. Les trois dernier jours furent trés difficile physiquement. Etant sur les rotules au porte de Dédougou j’ai du accomplir les trois dernier kilometre dans la voiture d’un gentil burkinabais. Je suis donc épuisé et si les jambes récupèrent très vite je tiens depuis trois jours une migraine et un mal au cou qui me bloc. Je me repose donc ici pour quelques jours. Il me reste seulement 7 jours de marche pour atteindre le capital. Ensuite comme je l’ai décidé depuis un moment (à Bamako)  je continurais à vélo. 
 A bientôt

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